dimanche 5 juin 2016

La pépite de Nolwenn : LIENS

Souvenir d'une bien belle et forte "cérémonie" d'au revoir, proposée par Vincent, mercredi dernier. Un petit souffle d'Asie flottait dans l'air vendéen... Et Nolwenn a trouvé les mots pour retranscrire tout ce qui s'est passé...
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Vincent prend un bracelet, l'accroche au bras de Stéphane et nous dit « Allez-y ! Prenez un bracelet ! ». Alors nous tendons, timidement d'abord, nos mains vers ces bracelets orange et blanc. Je cherche des yeux une personne à qui accrocher le premier, Lisa est devant moi. Je lui tends mon poignet et l'écoute. Ses mots sont pleins d'une sincérité qui m'émeut et mon cœur se serre dans ma poitrine au fur et à mesure de son monologue. Puis, c'est à mon tour, je laisse parler librement mon cœur en regardant mes mains nouer lentement ce lien qui, à présent, nous unit. Je la prends dans mes bras et Constance arrive sur le côté. Le rituel est le même, je lui livre mes pensées sur elle, mais je ne lui dis pas qu'elle va me manquer. Pourquoi je ne lui ai pas dit ? Pourtant je le pense, alors, pourquoi ? Je le comprends rapidement : je n'ai pas encore vraiment réalisé que je ne jouerai plus avec elle, je n'ai pas réalisé que c'est sa dernière année, sa dernière semaine. Je me dirige vers Clara et lui mets le bracelet que je tiens mais, là, je me rends compte que je ne lui ai pas réellement dit ce que je voulais. Je me repose alors la question : pourquoi n'ai-je pas réussi à m'ouvrir complètement à la personne dont je suis le plus proche ? Je sais que c'est idiot mais je m'en veux, j'ai l'impression de lui mentir, de la trahir. Je vais de personne en personne, en passant par Dominique, pour leur nouer les bracelets blancs que j'ai dans la main. Les mots de chacun d'entre eux me touchent au plus profond de moi. Ma poitrine me fait mal tellement elle est serrée. J'ai envie d'extérioriser pour ne plus garder tout cela en moi. Je voudrais hurler pour me libérer mais je ne peux pas. J'essaie de pleurer mais les larmes ne viennent pas. Elles restent bloquées dans mon cœur. 
Je me suis toujours demandée comment les gens me voyaient et n'avais jamais vraiment eu de réponse. Certains membres de ma famille m'ont bien dit des choses très positives sur moi, mais je me disais toujours que leur jugement était fossé parce qu'ils étaient trop proches de moi. Après tout, ne voit-on pas ses enfants ou ses petits-enfants comme les plus beaux ? Aujourd'hui, dans cette salle, dans ce lycée, et grâce à Vincent, j'ai su. J'ai entendu des paroles qui m'ont bouleversée au plus profond de mon être et qui m'ont aidée à prendre davantage confiance en moi. Elles m'ont rendue plus forte. Je pense surtout à celles de Sara ou de Lisa. Je ne m'attendais absolument pas à entendre ce qu'elles m'ont dit, sachant que ce ne sont pas les personnes les plus proches de moi. Je sais, à l'instant où j'écris ces lignes, la raison pour laquelle mes larmes n'ont pas coulé. C'est tout simplement parce que j'étais heureuse.
On dit que les liens du sang sont les plus forts. Ils le sont. Ils sont là dès notre naissance, construits, solides, et perdurent jusqu'après la mort. Mais d'autres, les plus beaux à mon sens, mettent du temps à se tisser, ils se renforcent au fil des moments de joie, de bonheur, de cris, de larmes, de déchirements et de retrouvailles, ceux de l'amitié.
Nolwenn Retail

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Ce message s'adresse aux groupes encadrés par Pascal/Dom. Pascal sera présent mercredi prochain. Ce sera sa dernière intervention pour...