Just a Perfect Day...
Aujourd'hui, mercredi 28 mai 2014, dernière représentation de la pièce DesEquilibres, à l'occasion des 30 ans du lycée. Il est 13h00. Comme depuis la première représentation dans l'établissement, je viens bénévolement et de mon plein gré aider à installer le décor, préparer les accessoires, faire la billetterie... Bref, me rendre utile pour plus d’efficacité. Je prends le temps de faire mon travail avec soin et minutie, car tout doit être réglé comme une horloge. Rien ne doit être laissé au hasard.
Il est 16h00. Nous suivons à la lettre les conseils de Dominique. J'ai chaud, je cours partout où on m'appelle, je m'occupe de tout ce qu'on me demande de faire, seule ou en équipe. Tout le monde a chaud en fait, car tout le monde est surchargé.

Il est 17h00. Nous devons aller vite, et faire ça bien. L’entraide règne entre nous, la bonne humeur aussi, malgré l'angoisse et le stress avant le spectacle. Certains pleurent déjà, car ils se disent que c'est la dernière fois qu'ils vont pouvoir jouer cette magnifique pièce. Je vais les consoler, nous les consolons, tous ensemble, et ça fait du bien. Il est 18h00. Je verse, moi aussi, quelques larmes, tout cela va évidemment me manquer car je me suis beaucoup investie dans le but d'aider au mieux, comme je pouvais, pour faire en sorte que tout soit parfait, comme les autres représentations. Nous avons chacun besoin des autres, et nous y arrivons. Il est 20h00. Je suis heureuse de partager autant d'aussi bons moments de convivialité et de complicité avec les comédiens, les régisseurs et les professeurs. C'est tellement agréable, une grande famille.

Une fois tout mis en place, les comédiens commencent la relaxation, il est 20h30. Je les regarde, les admire, ainsi que Vincent et Dominique qui sont des professeurs exemplaires, et de très bons managers pour tous.
Il est 21h00. Les spectateurs, venus en masse, attendent l'ouverture des portes de l'établissement. Je m'occupe, ainsi que quelques personnes de l'option CAA, des derniers ajustements, des derniers réglages. Avec Virgile, j'installe des chaises en haut du forum, pour éviter de manquer de places, car beaucoup de monde est au rendez-vous. L'excitation se fait ressentir. Tout le monde perd les pédales, nous sommes DesEquilibrés.
Il est 21h30, les comédiens finissent les câlins et se placent en coulisses. Tout est en place. Je me place à la billetterie, j'ai très chaud, encore. Monsieur Gauduel ouvre enfin les portes, et c'est une marée humaine qui se rue sur nous. vite, les tickets, les programmes, chaque personne doit en avoir un. Nous sommes quatre à faire la distribution, tout va trop vite.
Une bonne centaine de « bonsoir, bonne soirée » plus tard, les portes se referment, les lumières s'allument sur Dominique. Je me place au premier rang, j'aperçois des comédiens en coulisses, ils sont, pour la plupart, stressés. Puis vient un discours aussi riche en informations qu'en émotions. Dans ma tête je me dis : ce monologue, je ne m'en serai jamais lassée, ainsi que de cette prof, ces comédiens, cette grande famille au final... J'aimerais que tout recommence, au moins une fois, si seulement... Mais non, c'est la dernière, j'ai encore du mal à le comprendre. J'aurais volontiers passé quelques heures de plus à aider, mais non, c'est fini.
Le spectacle commence, et c'est magique : la musique, les acteurs, la mise en scène, les dialogues... C'est si réaliste, j'ai l'impression de regarder une scène du quotidien, c'est tellement bien joué, je suis happée par le spectacle, je suis transportée par l'histoire, une fois de plus. Je ne me lasse de rien, aucun instant de la pièce n'est inutile pour moi, tout concorde, tout est synchronisé, tout résonne dans ma tête. Je me sens bien, si près de la scène, j'ai l'impression d'y être. Dans ma tête, il est évident de faire partie de l'option théâtre de l'année prochaine. Je suis en transe, c'est merveilleux... Tout se passe vite, très vite, trop vite peut-être. Scène finale, plus de lumière, applaudissements... C'est la fin, je n'ai pas vu le temps passer, je me suis contentée de me laisser submerger par ce si beau spectacle, les comédiens font leurs adieux, je vais sur scène prendre dans mes bras quelques amis qui pleurent, ils me font pleurer, nous pleurons tous sous les applaudissements.
Nous allons dehors, attendons les comédiens et les professeurs qui ont participé au projet. Nous les applaudissons une fois encore, ce n'est pas une fois de trop, après tout le mal qu'ils se sont tous donnés. Je retourne à l’intérieur, j'aide de mon mieux à ranger, pour une dernière fois, et nous pleurons encore, encore et encore... Une fois le lycée remis en état, nous nous rejoignons au fur et à mesure au Cocoon. Applaudissements. C'est dans la convivialité et la complicité que se déroule cette fin de soirée, ensemble, la famille réunie autour d'un verre...
A quand la prochaine ?
Félicitations à tous, je vous aime.
Louise Blaudeau
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