jeudi 6 juin 2013

Le billet d'humeur de Mona : la première

La première
    Ça y est j’y suis. C’est le jour J, ce soir c’est la première. J’ai peur, peur de me tromper dans mon texte, peur de faire un blanc ou de planter le spectacle par un déplacement non prévu au programme. Je stresse déjà à l’idée de voir mes proches me voir jouer une pièce que j’ai  travaillée pendant des dizaines d’heures. J'ai peur, mais je reste zen, enfin j'essaye. Tout le monde court partout, costumes, lumières... 
     Et moi, j'arrive pas à me concentrer, je pense à trop de choses, ma brochette est-elle bien placée ? Est-que j'ai tout mon costume ? Mon masque ?… Où est mon masque ?...
    Ouf, on a une heure et demie pour manger, se reposer, bien décompresser. Et, en sortant de cette heure, je ressemble à un zombi. Je n'ai rien pu avaler. Gaëlle nous prend en main. C'est parti pour des tirages de langue, des onomatopées pour bien articuler. Et les câlins, les embrassades, les "merdes". 
     J'y suis. Dans vingt minutes, c'est le début. Tout le monde se concentre, c'est beaucoup de stress, beaucoup d'émotions réunis. Je n'ai même plus peur, j'ai l'intime conviction que l'on va y arriver, et puis, il faut bien un début à tout, non ? Le public rentre, je vois mon petit frère avec sa tête blonde et ma mère avec ses lunettes de soleil sur la tête, j'ai encore plus la trouille, mais je me dis que si je joue c'est pour eux. 
    Alors, ça y est, c'est parti, le tonnerre retentit et le drap se lève. Début du spectacle. Quand arrive ma scène, je ressens un stress incroyable, je vois Hugo devant moi, regard fermé, dur. Il est à fond dedans, et moi j'ai l'impression de mourir sur place. La scène se passe, je sors, je suis heureuse et épuisée, comme tout au long de ce spectacle.
    Quand on salue, c'est la fête. Des larmes plein le regard, j'embrasse Lolita, Marion et Wendy. Et je file retrouver ma mère. Elle est fière de moi, mon frère aussi, même s’il n'a pas tout compris. 
     C'est la fin, la fin de cette résidence, de ces quatre jours, tellement bons. Je n'arrive pas à croire que j'ai réussi. Je suis fière de moi, et surtout fière des autres. Et même si je pars, cette année de théâtre m'aura marquée par les coups de gueule de Dominique, essentiels même s’ils sont pénibles, les amitiés créées. Et la joie d'avoir réussi à porter ce spectacle même si ce n'est jamais gagné.
Mona - CAA groupe vendredi - option théâtre

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